Endorphines, Ocytocine et autres hormones

Pourquoi les relations humaines sont toujours aussi compliquées? Pourquoi ne sommes-nous pas capables de simplement laisser aller nos pensées sans devoir marcher sur des oeufs pour ne pas blesser «l’Autre»? Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement nous contenter de ce que l’on a, de toujours en vouloir plus? Pourquoi devons-nous toujours tuer nos sentiments? Pourquoi?

Récemment, j’ai eu l’occasion de voir en action ces étranges mécanismes, tout droit sortis et inspirés de l’univers hollywoodien, où l’un des deux partenaires décide de partir avec un.e autre en ignorant complètement la personne qu’il laisse derrière. Sans donner de nouvelles, en «laggant» une vue, en faisant semblant de ne pas voir. Je peine à comprendre comment un individu peut faire une telle chose à une autre personne. Comment elle peut concevoir comme étant moralement acceptable de laisser derrière quelqu’un avec qui il a passé plus de deux ans, à partager des histoires, des expériences, à être un couple, heureux souvent, se chicanant de temps en temps, sans pour autant se déchirer et s’abandonner comme on le ferait avec un vulgaire déchet, tout en espérant que cette personne puisse lui rester fidèle, qu’elle puisse être un bon ami, que tout redeviendra comme avant.

Si seulement notre génération ne cherchait pas simplement son bonheur mais aussi celui de l’autre, le bonnheur de partager sa vie avec quelqu’un, sans forcément se demander: «Vais-je toujours aimer l’autre dans 3 ans; est-ce que je me vois ave cette personne là à long terme?». Simplement en profitant de l’instant présent et du bonheur que cette relation apporte dans l’immédiat. Il ne faut pas non plus oublier que rien ne vient sans effort. Il est impossible de faire durer une relation (amoureuse ou amicale) sans y consacrer un minimum d’énergie car il n’y a ni dividende ni retour sur investissementn s’il n’y a pas d’investissement. Malheureusement, nous avons pris la mauvaise habitude de jeter au lieu de réparer, de remplacer à tout prix, sans se soucier des conséquences. Notre mode de vie consumériste n’est plus seulement financier, mais désormais social et émtionnel. On consomme une relation de la même manière que l’on achète une auto. On dépense puis on revend, en se disant qu’une neuve fera mieux le travail, mais nous excluons tout sentiment de part et d’autre, sans se soucier de notre empreinte, des conséquences réelles de nos actes, de l’effet que ça a sur son environnement.

Commençons à prendre soin de nos relations, à les cultiver, à les entretenir, à les nourrir, à en profiter mais surtout, réapprenons à aimer et à se respecter.