La fuite, option facile n’est-ce pas? Pourquoi rester et affronter nos instincts, se prémunir contre les imprévus et laisser tomber sa carapace, se rendre vulnérable quand on peut rester dans notre zone de confort? Peut-être parce que ça libère quelque chose de beau? Quelque chose d’imprévu, d’improvisé et de vrai? Quelque chose à laquelle la société nous a habitué à croire mais nous a démontré qu’il s’agit bien trop souvent d’un mirage?
Pourquoi s’accrocher à une idée sachant que je finirai probablement tourmenté? Pourquoi choisir de me faire porter par la créativité, me laisser emporter avec un brin de naïveté? Je ne sais pas, je ne sais plus: je suis perdu.
Alors que faire? Peut-être comme l’oiseau? Vivre d’air pur et d’eau fraiche? Mais qu’est-ce que ça mange en hiver ça, un esprit qui réfléchit? Ça serait p’t’être une question pertinente à se poser à l’approche de la froide saison? Moi qui voulais te prêter de façon un peu trop permanente mes hoodies, me voilà déçu, possiblement un peu amer. Mais bon, comme dit Renaud, c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme.
Mais c’est au large des caps, que dis-je des caps? Des péninsules que l’on trouve le lien entre l’amertume et les sentiments, avec le Radeau de la Méduse qui nous rappelle perpétuellement que les copains passent d’abord. Mais je les envie quand même, ceux qui sont le sujet des chansons de Brassens, ceux qui vagabondent dans les parcs, sous les regards obliques des passants honnêtes. Ceux qui trouvent le moyen de s’échouer à deux sur les bancs publics. Je les envie, parfois, souvent, à tel point que j’aurais envie de traduire ABBA et l’adapter à ma situation. Pas besoin de traduire Gimme! Gimme! Gimme! pour que la référence soit claire. Je les envie, ceux qui l’ont facile, et ceux qui ont la chance de s’explorer sainement et d’explorer leur relation.
Il faut quand même donner à César ce qui revient à César, ce texte a beau être poétique, lyrique, avec quelques références musicales et théâtrales, au final je l’ai écrit un peu grâce à la personne assise à côté de moi. Certes l’exercice de mettre à plat mes pensées dans un court laps de temps est intéressant mais la poésie qui s’y retrouve est définitivement tinté par cette belle rencontre!